L’Arthur

L’Arthur ait né l’vingte ed’ févriyî 1848 à six heûres dou matin à Bossévaux da la rue d’A Haut. Sa moma’ éto Sidalise Duquesne et sa popa, Pierre Bocquillon. Il l’to mort le 2 d’Août 1902 à Bossévaux. Sa soeû-soeûr Zélie l’ai él’vèye coumme iune vraie moma’ ! Leû’s marnadges étont aussi bin d’leû ta’ qu’d’à c’t’heûre. A chacun d’démêlèye ! Pac’que l’Arthur éto niais !

Arthur : Dis, Zélie, pourquoi qu’y disont tertous que j’sus l’Niais ?

Zélie : Pac’que t’ait né niais. Mais tu z’ais iun bon gamin qu’est tout simp’ et innoça’. Et j’t’aim’ bin coumme na. Tu n’ais mi iû d’cha’ce à ta naissa’ce. Ta tête ait souffert dou passage pou’ v’ni au monde. Mais tu n’ais mi d’malice ! Et tu n’sais mi racontî d’misêres !

Arthur : Les aut’es disont que j’compra’ rin à rin. Pourta’ j’sais bin woir c’qu’ait bin ou pas. Moma’ Dalisse m’l’ai souva’ dit qua’t’ ell’to co de c’monde.

Zélie : Mais oui, ma vailla’ ! Tu z’es iune bounne houmme bin vailla’ et tu nous r’dis des choses sa’sèyes !

Arthur : Merci ma soeû-soeûr. J’t’aime bin coumm’ na !

TRADUCTION à utiliser le moins possible !
Arthur : Dis, Zélie, pourquoi disent-ils tous que je suis le Niais ?
Zélie : Parce que tu es né niais. Mais tu es un bon garçon, tout simple et innocent. Et je t’aime bien comme ça.  Tu n’as pas eu de chance à ta naissance. Ta tête a souffert du passage pour venir au monde. Mais tu n’as pas de malice ! Et tu ne sais pas dire des choses mauvaises !
Arthur : Les autres disent que je ne comprends rien à rien. Pourtant je sais bien voir ce qui est bien ou pas ! Maman Sidalise me l’a souvent dit quand elle était encore de ce monde.
Zélie : Mais oui, mon grand. Tu es un bon homme bien vaillant qui nous dit des choses sensées.
Arthur : Merci, ma sœur. Je t’aime bien comme ça !

A la r’voyure. Le R’nèye.

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